Les PME et les formations ouvertes et à distance

La manifestation du 1er juin 99, organisée par le fffod, s’est tenue au restaurant "La Fourchette de Mozart" à Paris. Le thème abordé lors de cette soirée avait pour objet de confronter le monde de la formation ouverte et à distance avec celui des Petites et Moyennes Entreprises. Pour cela des représentants de ces deux secteurs ont été invités à prendre la parole.

Monsieur Jacques Bahry, directeur général du groupe Cesi et président du fffod qui compte désormais 59 membres, présente le sujet en montrant que le secteur des PME ne doit pas être négligé par la formation ouverte et à distance.

Il présente les intervenants présents ainsi que la manière dont va se dérouler le débat : Madame ERRECART, conseiller technique au secrétariat d’état aux PME, au Commerce et à l’Artisanat abordera en premier lieu la problématique de la formation dans ce type d’entreprise. Puis Madame MORANDEAU de MIRIAD présentera une démarche flexible permettant de construire une formation adaptée aux PME. Enfin Monsieur ROUX, directeur général de l’AGEFOS PME, parlera de la Formation Ouverte et A Distance (FOAD) et des PME.


SOMMAIRE

1- PRESENTATION DU MONDE DES PME
2-
LES PME ET LA FORMATION CLASSIQUE
3 -
L’UTILITE DE LA FOAD POUR LES PME


Mme Maité ERRECART décrit point par point ce que sont les PME aujourd’hui. Après avoir été DRH dans le secteur de la grande distribution ("Prisunic") et chercheur à l’INRA dans le secteur agroalimentaire.

1- PRESENTATION DU MONDE DES PME

" En tant que conseiller technique, j’exerce un rôle institutionnel d’écoute. Je dois prendre en compte des aspects macroéconomiques (croissance, emploi) et aussi des réalités microéconomiques, c’est à dire celles des PME. Je dois également réfléchir aux actions à mener.

La description des PME inspire 4 observations:

-1ère observation: Les PME qui ont moins de 500 salariés occupent une place importante, voir déterminante. Elles sont à l’origine de la moitié de la production nationale, elles regroupent les trois quarts des salariés et leurs investissements atteignent 40% de l’investissement global.

Il est de plus admis que les PME créent de l’emploi : ainsi en chiffre brut, les PME ont créé 1,5 millions d’emplois sur les dix dernières années tandis que les Grandes entreprises, elles, en supprimaient 1 million.

L’explication peut venir du fait que le secteur des services s’est considérablement développé. Car, les PME représentent 60% du secteur des services.

Ce dynamisme n’est, cependant, pas admis depuis très longtemps. Dans les années soixante-dix, les PME n’étaient pas présentées comme un facteur de développement. La prise de conscience date des années 80. On aperçoit alors les premiers travaux qui le reconnaissent dans les divers Plans (Stolérus notamment).

-2ème observation: Comprendre ce qu’est une PME n’est pas simple. Il s’agit de quelque chose de protéiforme.

Les filiales des grands groupes n’ont pas grand chose à voir avec les entreprises patrimoniales, familiales, représentant 75% de l’ensemble. Ainsi, la part dans l’emploi des entreprises de 20 à 500 salariés a doublé en dix ans pour atteindre 37%…

En outre, plus d’un million d’entreprises n’ont pas de salariés [entreprises individuelles ou uninominales].

Toutes organisent leur travail de façon différente : leur approche du marché, de l’exportation, les coûts d’entrée ne sont pas les mêmes. Les entreprises plus importantes peuvent ainsi gérer les coûts d’entrée dès lors qu’elles ont des volumes…

Par ailleurs, la gradation des seuils sociaux et donc de l’organisation du dialogue social est différente.

Comment peut-on traiter des cas si différents ? De quelle manière pouvons-nous raisonner ? Il s’agit là d’un problème auquel nous sommes confrontés quotidiennement. De fait, nous faisons des typologies d’entreprises, en fonction de la question posée, en fonction du sujet. Ainsi avons-nous décidé que les entreprises de moins de 20 salariés auraient 2 ans de plus pour l’application de l’ARTT.

En 97, il y a eu une surcotisation du bénéfice pour les entreprises de plus de 50 MF de CA. Aujourd’hui, nous envisageons de ne pas imposer une nouvelle cotisation sociale à celles qui réalisent moins de 50 millions de chiffre d’affaires. La conséquence de cette démarche est que nous devons faire face aux effets de seuil, même s’ils n’existent pas autant que certains le pensent.

Aussi pour ne pas multiplier les effets de seuil, nous privilégions une politique " transversale ou environnementale ". La politique des simplifications administratives : la simplification des bulletins de paie doit profiter d’abord aux PME.

Nous travaillons sur l’accès aux nouvelles technologies, les délais de paiements interentreprises, l’accès aux marchés publics etc… tous sujets auxquels les PME sont sensibles.

-3ème observation: Les PME sont un ensemble foisonnant, riche mais qui peut mieux faire.

50% des entreprises ont à leur tête leur fondateur. D’où l’importance de la prise en compte par les acteurs de la Formation de la personnalité des chefs d’entreprise. Un tiers d’entre eux ne vont jamais en formation et un autre tiers s’y rendent au moins une fois par an. Par ailleurs, ils ne délèguent pas beaucoup. Les PME ne recrutent pas suffisamment de cadres: La fonction des Ressources humaines est souvent éclatée.

L’acquisition des connaissances est difficile dans les PME. La Formation continue des salariés n’est pas très répandue pourtant alors que les qualifications y sont faibles. Il y a deux fois plus de "smicards" dans les entreprises de moins de 10 salariés que dans l’ensemble de l’économie, quand le taux d’accès à la formation continue représente 7%, par an, pour une entreprise de 1 à 10 salariés et 31% pour les entreprises de plus de 500 salariés. C’est le paradoxe des PME : c’est là où la ressource humaine représente le " capital " essentiel ou les capacités d’adaptation doivent être cultivées, que la ressource humaine est la moins bien gérée.

4ème observation: L’environnement législatif, réglementaire et organisationnel est assez peu adapté. La classe politique, les organisations syndicales et professionnelles, méconnaissent assez largement les PME. Aussi, les textes et les règlements ne partent pas d’une réflexion sur les PME. Ajoutez à cela le côté jacobin français : cela donne des institutions nationales comme les OPCA de branche. Ce n’est pas le mode de gestion le plus adapté aux PME, car elles ont besoin d’une gestion de proximité.

En conclusion, la dynamique des PME, tout particulièrement pour celles dites "d’assemblage" qui se développent, se fait sur la compétence et la qualité. Le monde de la formation a donc un rôle à jouer pour développer ces compétences, mais il faut adapter les modes de pensée et d’action. "

C’est pourquoi, le lien entre le monde des PME et celui de la formation doit être façonné de manière spécifique, il doit pouvoir répondre au caractère original de ce type d’entreprise. Tel est l’objectif de l’association MIRIAD dont Mme MORANDEAU va décrire les éléments

2- LES PME ET LA FORMATION

Au sein de l’association MIRIAD, l’idée de pousser la formation à se développer est apparue à la suite du constat suivant : Comme les PME ne vont pas vers la formation classique, c’est la formation qui ira jusqu’à l’entreprise. Cet objectif est devenu un principe que MIRIAD s’est chargé d’appliquer.

MIRIAD est un réseau National de CCI. Les pays de Loire à l’origine du concept en sont aujourd’hui totalement minoritaires.

Mme MORANDEAU déléguée générale de cette association, présente le réseau MIRIAD et son action en direction des PME.

MIRIAD aura bientôt trois ans d’existence légale, le 26 juin prochain. C’est un réseau nationale de CCI. ouvert de 17 CCI, tous volontaires, réparties sur 8 grandes régions :

Aujourd’hui ces 17 CCI se sont organisées pour construire une approche rénovée de la formation, au service des entreprises et en particulier des PME. En 98 et 99, MIRIAD s’est fixé comme objectif principal de structurer et de mettre en réseau une offre de formation ouverte et flexible à destination des PME, considérant qu’elles n’accèdent pas ou très peu à la formation classique, alors qu’elles ont d’énormes besoins en développement des compétences.

Le programme REFLEX initié dans le cadre du PIC Adapt est une formation sur mesure (individualisée, ouverte et à distance) qui doit aider les salariés peu qualifiés à d’adapter aux exigences technologiques et économiques de l’entreprise et de son environnement.

L’objectif sous tendu par cette nouvelle offre est de rapprocher le plus possible la situation de formation des situations de travail.

Les actions développés permettent également l’apprentissage ou le ré-apprentissage des connaissances de bases, l’intégration des TICs dans les dispositifs mis en œuvre concourt à une plus grande flexibilité et une meilleure disponibilité des ressources de formation.

A terme les actions menées à titre expérimental avec QUO-VADIS (12 salariés d’une unité de production), France Champignon (32 cueilleurs en caves) ou Aubert et Duval (5 contremaîtres de fabrication), tendent à montrer, qu’à partir d’une démarche centrée sur l’individu, coproduite avec l’entreprise, ces salariés sont capables de mobiliser et de développer des compétences nouvelles susceptibles de leur permettre de :

La démarche développée par les équipes de MIRIAD repose sur des principes simples, il s’agit pour l’essentiel :

Pour les entreprises associées à cette démarche, c’est la prise en compte de leurs contraintes de temps et d’organisation, c’est augmenter la productivité de la formation par un transfert immédiat des acquis au poste de travail et une exploitation immédiate.

Pour mettre en place un tel dispositif, MIRIAD s’est doté de moyens spécifiques :

A ce jour, les résultats obtenus sont encore très limités mais extrêmement encourageants :

Pour conclure en tirant des perspectives d’avenir optimistes, on peut noter que REFLEX a été sélectionné comme projet pilote par la communauté européenne, dans la perspective des réflexions à développer autour des nouveaux programmes (en particulier EQUAL) à l’horizon 2001. Cette reconnaissance institutionnelle préfigure sans doute celle que nous attendons des entreprises.

Ainsi, la formation tente de conquérir le secteur des PME, par l’intermédiaire de professionnels s’adaptant de plus en plus à la situation typique de ces entreprises. Les problèmes évoqués jusque là peuvent être résolus par un travail de proximité qui doit être engagé. Comme nous allons le voir dans la suite du débat, c’est la Formation Ouverte et A Distance (FOAD) qui pourrait prendre le relais de manière plus approprié.

3- LA FORCE D’ATTRACTION DE LA FOAD POUR LES PME

Monsieur François ROUX, directeur AGEFOS-PME, explique de quelle manière la FOAD peut présenter un avantage certain quant à la formation des PME.

Dans un premier temps il est bon de noter qu’elle est attractive car elle utilise le vecteur des nouvelles technologies, mais les salariés ne sont pas forcément disponibles. Paradoxalement, les salariés se forment sur place, ils ne quittent pas leur lieu de travail. Dans les entreprises de moins de 10 salariés, la cotisation moyenne s’élève à plus de 450 francs. En formation continue on ne peut pas financer autant. La FOAD permet de réduire ces coûts et cela devrait aider à la propagation de telles pratiques permettant aussi le décollage des nouvelles technologies dans les PME.

L’AGEFOS-PME a permis la formation de 6000 tuteurs en 1998. Une des expériences réussies fut celle réalisée avec France Télécom. L’échelle était suffisamment significative, les tuteurs ont suivi des formations ouvertes et en alternance.

Cependant, il existe un carcan réglementaire qui limite les possibilités de formation. L’impératif du regroupement pédagogique, qui s’il n’est pas suivi, pose le problème de l’imputabilité des dépenses. Les pouvoirs publics devraient faire confiance aux opérateurs tels que les OPCA plutôt que de pinailler sur les conditions d’imputabilité.

Dans les PME, les formations courtes s’adressant aux dirigeants fonctionnent. A titre d’exemple, le " passeport 2000 ", est un produit simple fournissant de la formation ouverte sur des sujets comme Internet, l’euro ou les 35 heures. Ces dispositifs nécessitent une volonté forte de la part des acteurs de la formation. Il faut concilier les dispositifs de la FOAD et les actions de proximité. On ne peut pas lancer un programme de Paris sans prévoir un engagement local. Le " coaching " ou le tutorat de proximité est justement l’un des principaux enjeux. Concernant les PME, ce ne sont pas des produits lourds qu’il faut proposer mais des produits légers qui soient à la portée de chacun, permettant d’aller plus loin.

Monsieur VALDES, de l’INSUP Formation, donne sa propre expérience: Dans le cadre du programme Adapt, il a été mis en place un dispositif intitulé "Télémedia". Celui-ci permet aux entreprises de solliciter cet organisme pour qu’un diagnostic de leurs besoins de formation puisse être fait gratuitement. De plus, un projet de téléservice est proposé, et malgré la proximité qui a été évoqué, le projet ne se développe pas, peut-être parce que l’information ne circule pas au sein des entreprises.

A ce moment du débat, plusieurs interrogations se manifestent dans l’assemblée, orientant plus précisément les interventions des interlocuteurs. A ce titre Monsieur VALDES soulève l’observation suivante: Dans le cadre de la formation ouverte et à distance, les personnes concernées se trouve soit sur leur lieu de travail, soit sur leur lieu de formation (présentiel). Comment prendre en compte les aspects financiers dans le cadre de situations si diverses les unes que les autres et dans le cas des formations non présentielles, comment l’AGEFOS, par exemple, se positionne-t-elle par rapport à ce problème de financement spécifique?

Monsieur ROUX donne un premier élément de réponse en précisant que la proximité tout comme la gratuité ne suffisent pas, les produits doivent être attractifs. Cette réponse n’étant que partielle, la question du financement reste non résolue.

Monsieur TETART de IOTA+, responsable du réseau des APP donne un exemple de proximité: Ce réseau essaye de donner des réponses simples en terme de formation. La mission des APP, au nombre de 460 aujourd’hui, est d’aider les jeunes en difficulté. C’est en quelque sorte du sur-mesure. Un des projets mis en place dans ce cadre s’appuie sur un partenariat avec 6 chambres de commerce. Il permet de repérer les besoins en formation des salariés les moins qualifiés dans les entreprises: Des études sont faites pour agir ensuite.

Ces précisions sont complétées par une deuxième intervention de Mme ERRECART, qui rappelle tout d’abord que l’univers des PME reste fragile et que cela engendre des lacunes, entravant la formation quelle qu’en soit la forme. Ces lacunes résident dans des fonctions de recrutement et surtout de conseil, nécessitant davantage de temps et une formation spécifique: Il faut se pencher sur la gestion, dans la durée, des ressources humaines au sein des PME.

D’autre part, l’esprit des PME restant individualiste et la coopération interentreprises n’étant pour l’instant que succincte, leur expansion serait très utile pour le développement de la formation. Il faudra du temps et même le soutien des collectivités locales.

Monsieur BOU ANENE FRADJ, responsable de la formation à l’Agence de la Formation et de l’Emploi en Tunisie soulève une deuxième interrogation. En effet, il se rend compte que les difficultés rencontrées dans la mise en place de la formation ne sont pas loin de celles de la Tunisie, mais est-ce que la formation est un besoin à satisfaire ou bien est-ce un service à donner ? Par quel mécanisme un chef d’entreprise décide t-il d’employer telle ou telle technologie ? Pour quelles raisons existe-t-il des réticences quant au développement des compétences au sein de l’entreprise ?

Les intervenants souhaitent répondre à cette question en abordant différents points de vue, propre à chacune de leur position par rapport à la formation.

Monsieur ROUX : " Nous savons qu’il existe des besoins de formation mais ils ne sont pas toujours exprimé ".

Dans son intervention, Monsieur Robert FERRES, directeur du Service commun de la formation professionnelle continue au CNED, sans négliger l’impact en constante progression des nouvelles technologies dans le domaine de la formation, précise cependant que les supports traditionnels ont encore toute leur place dans les divers dispositifs mis en œuvre pour garantir au plus grand nombre d’apprenants des conditions satisfaisantes d’acquisition du savoir.

Le CNED, premier opérateur d’enseignement à distance s’est doté des moyens les plus modernes de transmission du savoir (campus électronique, télévision interactive, cassette audio et vidéo, CD Rom), mais il ne néglige pas pour autant la mise à disposition de ses stagiaires d’une large palette de services personnalisés aptes à renforcer leur motivation et à rompre leur isolement : regroupements présentiels de proximité, tutorat, courrier électronique, stages en entreprises, etc…

A l’écoute des grands comptes et des entreprises, il met à leur service son ingénierie pédagogique et son expertise dans la construction de dispositifs adaptés pour répondre à leur demande croissante de formation ouvertes et à distance.

Monsieur TETART souligne l’importance du facteur temps. Pour que le lien perdure entre l’apprenant et les structures de formation, par exemple les APP sont ouverts toute l’année: Ceci est possible grâce à des logiques de partenariat.

Pour compléter les éléments de réponse apportés jusque là, Madame BOITEUX, chargée de mission à le DGEFP, reprends l’idée d’adaptabilité de la formation au secteur de PME, aussi bien au niveau de l’analyse des besoins que de l’imputabilité des dépenses.

Concernant ce dernier point, évoqué auparavant par M ROUX, Madame BOITEUX prends l’exemple de l’AGEFOS qui a rencontré un problème d’imputabilité des dépenses lors de formations ouvertes et à distance pour tuteurs en entreprises. Menée dans le cadre de l’appel à projet lancé par la DGEFP en 1994, ces actions avaient deux caractéristiques: Un travail de rédaction de cahier des charges auprès des opérateurs de formation et l’intervention des conseillers en formation de l’AGEFOS dans le processus même de l’action de formation, notamment dans l’analyse des besoins auprès des entreprises et dans le suivi des actions.

En amont, il doit être programmé des formations dans le conseil des PME et dans la gestion des ressources humaines, tout en impliquant les dirigeants dans le processus de formation. Cette analyse de la demande fait glisser le problème vers l’analyse de l’offre faite par les acteurs de la formation. Si la coopération doit se développer au sein des PME, elle doit aussi s’accentuer entre les offreurs de programmes de formation.

Il faut se positionner, certes, en fonction de ses produits, des marchés, mais l’idée d’alliance et de coopération doit prévaloir pour répondre à la demande. On allie parfois des univers qui n’ont rien à voir au départ : Alliance entre une agence consulaire, une agence chargée du reclassement des demandeurs d’emploi, et de gens qui jusqu’à présent ne parlaient pas le même langage (AGEFOS, AFPA, etc) ou qui n’avaient pas les mêmes méthodes. Aujourd’hui, c’est au niveau local que ces acteurs arrivent à travailler ensemble.

La dernière idée sur laquelle Madame BOITEUX insiste, concerne un problème de fond inhérent aux emplois non qualifiés ; En effet, il est difficile d’aborder l’illettrisme dans les PME, l’accompagnement des personnes concernées ne doit pas être négligé et semble plus difficile qu’il n’y paraît.

En conclusion, certains intervenants tentent de faire le point :

Monsieur LALANNE, directeur d’une PME et représentant de la CGPME, fait partager son expérience en montrant que se sont les directeurs qu’il faut d’abord convaincre du bien fondé d’une démarche de formation. Si ceux-ci sont réticents, les programmes de formation ne peuvent pas aboutir.

Madame ERRECART termine en mettant en relation les deux secteurs qui ont fait l’objet du débat : les PME et la FOAD, aux travers de l’accès qu’ont les entreprises aux nouvelles technologies. Aujourd’hui seulement 50% des PME sont connectées à Internet. Il faut encore travailler sur l’aspect des " réseautages ", il s’agit là d’une construction durable, lente, qu’il faut financer : c’est un énorme chantier.

Monsieur VALDES ajoute que les formateurs eux-mêmes doivent utiliser les nouvelles technologies dans leur propre travail, au quotidien. Cette remarque fait écho à celle de Monsieur BARATTE, directeur du FONGECIP/IDF, qui évoque la nécessité de développer les formations privilégiant l’accès aux nouvelles technologies

Le thème des PME et des formations ouvertes et à distance est vaste mais montre un impératif évident qui n’est autre que celui de l’accès aux nouvelles technologies afin d’étendre, d’une part, le secteur de la formation à un public multiple et diversifié, et d’autre part, d’accroître l’efficacité et la performance d’un secteur tel que celui des PME.

Rédaction : fffod

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