FOAD et autonomie

 

I - Autonomie de l’apprenant - la personne

La multiplicité des représentations de l’autonomie et la polysémie de la notion impliquent de la déconstruire. Les dimensions principales de l’autonomie sont la motivation (sens, projet, finalités, enjeux personnels) et les compétences de niveau " méta ", c’est-à-dire les capacités métacognitives (apprendre à apprendre, identifier et gérer des ressources, travailler avec des pairs, maîtriser les techniques et outils d’apprentissage, etc.).

De ce qui précède on peut induire que l’" autonomie " ne peut être considérée comme un préalable, un prérequis, une caractéristique fixe, éventuellement discriminante. Elle est conjoncturelle, relative aux finalités de formation perçues par le sujet, elle est contingente au dispositif pédagogique et évolutive dans le déroulement de l’apprentissage. Il n’y a de ce point de vue, pas de bon ou de mauvais dispositifs, il y a des dispositifs plus ou moins adaptés au degré d’autonomie de l’apprenant.

Le rapport individuel à une formation donnée, dans un contexte donné, à un moment donné, peut être schématisé à travers l’un des quatre idéaux-types suivants :

Les modes d’accompagnement pédagogique (prise en main du dispositif, degré de médiation, de guidance, d’intervention du tuteur, de contrainte du parcours, fréquence du suivi, rythme et nécessité de la relance, etc.) varieront en fonction du degré d’autonomie de l’apprenant, ouvrant sur une pédagogie " contingente ". Il n’y a donc pas de mode d’accompagnement idéal ou performant en soi, mais seulement des modes d’ajustement pédagogique plus ou moins adaptés à la dynamique d’autonomisation de l’apprenant.

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