L’accompagnement de l’apprenant

 

III - FOAD et technologies

III.1 - Technologies et efficience pédagogique

L’émergence des formations ouvertes est liée à la combinaison de trois facteurs :

Selon les priorités des acteurs autour du thème des formations ouvertes, on peut identifier plusieurs types de discours configurés selon trois dominantes :

La question des formations ouvertes peut donc donner lieu à trois illusions : le " pédagogisme ", le " technologisme " et " l’économisme ". Il semble par exemple illusoire de considérer les technologies comme des moyens pédagogiques neutres : elles impactent en effet l’organisation globale à la fois des dispositifs et des organismes de formation, et le rapport au savoir des formateurs et des apprenants et particulièrement dans les dynamiques d’autoformation.

Au final, l’intégration des technologies à l’acte de formation n’a de sens que si elle permet d’améliorer le rapport entre les résultats de la formation (acquisitions, compétences) et ses coûts (logistique, encadrement, équipements), c’est-à-dire d’aboutir à des formes pédagogiques plus efficientes.

III.2 - Pour un état des pratiques

Malgré les enjeux, les incitations des pouvoirs publics et le taux de pénétration des nouvelles technologies, il semble que l’on se situe, en règle générale, encore en phase initiale de développement. Nombre d’initiatives participent, en effet, davantage de démarches individuelles, locales et limitées dans le temps que de démarches organisées, stratégiques et pérennes. Certaines relèvent de l’initiative de pionniers aux marges de leurs organisations d’appartenance. Nous avons donc à ce jour peu de lisibilité sur ce qu’on entend par " bonnes pratiques ".

Néanmoins, certains secteurs d’activité ont investi depuis plusieurs années le champ des technologies en formation : les lieux de pratiques innovantes sont majoritairement les grandes entreprises qui jouent souvent un rôle de laboratoires, certaines universités, parfois les PME/PMI, et quelques cas isolés de TPE ainsi que certains réseaux de formation.

Reste qu’il est possible aujourd’hui de faire le point sur quelques pratiques ayant des statuts différents : celles sur lesquelles on a du recul, celles qui sont en cours de validation et celles qui en sont encore au stade de recherche.

A titre d’exemple, on peut citer quelques pistes d’usage des technologies qui devraient faire l’objet d’études systématiques, en vue de recenser les " bonnes pratiques " :

Au-delà des discours, il apparaît primordial d’assurer une veille permanente sur les dispositifs et les pratiques de terrain afin d’identifier, analyser, évaluer, capitaliser et diffuser l’information et les savoirs sur les pratiques, les expériences de formation ouverte, pour les rendre accessible au plus grand nombre, et par là, favoriser le développement des " bonnes pratiques ".

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