Atelier de 10h30 à 13h00
Lapprentissage des langues
Intervenant : M. Matthew Loder, formateur en langues à lAFT-IFTIM
Lobjectif était de faire la démonstration de nouveaux moyens dapprentissage qui permettent une bonne maîtrise dune langue étrangère, y compris lintégration de termes techniques spécifiques à une branche.
La vingtaine de participants présents ont pu découvrir et utiliser 4 cédérom de démonstration de la société MEDIACONCEPT , destinés à lapprentissage de langlais :
Latelier a commencé avec une présentation de dix minutes sur les avantages et les inconvénients des CD-Roms par M. Matthew Loder, formateur en langues à lAFT-IFTIM, spécialisé dans le secteur du transport et de la logistique.
Ensuite les participants ont travaillé directement sur le matériel informatique, afin de découvrir les produits par leur propres moyens.
Certaines difficultés ont pu être constatées :
Certains ont bien constaté la différence de " confort " et de convivialité de lécran entre les différentes démos - le CD Tutor English na pas gagné beaucoup dadhèrents, par exemple !
Tout le monde a bien profité de cette matinée - note M. Mattthew Loder -, ils ont découvert les cédéroms, acquis une meilleure idée de leur offre de formation et ont pu juger de leur utilité dans diverses situations : auto-formation, médiathèque, centre de formation, lycée ou enseignement supérieur.
Rencontre-débat de 16h00 à 18h00
Lapprentissage des langues
Intervenants : Lisa Dudeney, Responsable des Centres dEtudes de Langues, Chambre de Commerce et dIndustrie de Valenciennes
Hector Caballero (Centre National de Promotion Rurale)
Matthew Loder, AFT-IFTIM
Animatrice : Sally OFarrell, vice-présidente du fffod (forum français pour la formation ouverte et à distance)
Lisa Dudeney ouvre le débat en présentant lévolution de lenvironnement de la formation continue des langues étrangères depuis dix ans. Auparavant, la demande portait essentiellement sur des stages extensifs de longue durée, visant lapprentissage dune langue dun niveau faux-débutant à un niveau de conversation.
Aujourdhui, le stagiaire se trouve presque toujours dans lurgence : il doit, par exemple, faire face à un départ sur un chantier en Amérique Latine dans dix jours. Laccent est mis sur la rapidité et lutilisable, en éliminant le " superflu " ; il nest plus question de gestion des cours sur la durée mais plutôt dun effort intensif, exigeant une grande souplesse dhoraire avec des cours à toute heure, même les samedi et dimanche.
En amont de la formation, lévaluation ne se fait plus sur les connaissances acquises, comme la grammaire ou le vocabulaire, mais plutôt sur la capacité à utiliser une ou des langues étrangères en milieu professionnel.
En aval, Les entreprises exigent une vérification des compétences acquises lors de la formation : le stagiaire se voit désormais définir un portefeuille de ses compétences linguistiques professionnelles.
Lorganisation des cours se fait presque totalement sur mesure : on établit une " configuration " en se basant sur la situation professionnelle de lapprenant. Lindividualisation du parcours de la formation permet de répondre aux exigences professionnelles de chaque apprenant. Les besoins spécifiques de chaque stagiaire sont déterminés et un module de semi-autonomie est mis en place, en complément de la formation professionnelle.
Les moyens mis en oeuvre par le centre de formation pour répondre à ces exigences sont le centre de ressources avec un tuteur en ligne, et la formation à distance..
Cette tendance à offrir et à demander une formation linguistique sur mesure a eu quelques incidences sur le rôle du formateur : pour Lisa Dudeney, loffre de formation doit mettre en valeur le formateur là où il y a une vraie interaction.
Le centre de formation prend de plus en plus régulièrement contact avec lentreprise : sinstalle alors entre eux une relation de partenariat autour du projet de formation. De plus, un engagement plus actif est demandé au stagiaire lors de sa formation.
Lévolution possible peut sentrevoir dans lavis souvent exprimé par lintéressé, à savoir le chef dentreprise, qui sinterroge sur la validité de la formation traditionnelle quand les outils pour former autrement existent dores et déjà.
Ce genre de formation tend donc à se banaliser, à simposer comme une évidence. Ainsi la ville de Valenciennes connaît actuellement un nouveau défi dans lenvironnement économique de lapprentissage des langues : celui apporté par l'arrivée prochaine de la
firme Toyota sur son site. Chacun là-bas le sait déjà, la langue de travail sera langlais. Certains commerçants sinscrivent même actuellement à des cours de japonais...
Hector Caballero décrit lévolution de lapprentissage des langues dans un milieu différent de celui de Valenciennes : la France rurale. Le projet Tutorlangues fournit une opportunité de réflexion sur la pédagogie.
Tutorlangues permet lenseignement dune langue vivante à chaque personne à travers la langue de son choix et fait donc preuve dune grande transférabilité dans lespace européen. Le public que le système est amené à former a au départ une capacité dautonomie très limitée, avec un héritage scolaire pas toujours positif en matière dapprentissage des langues étrangères. En sappuyant sur les compétences transversales, cette formation tente de réduire la fracture entre la formation continue et la formation initiale.
Hector Caballero constate, tout comme Lisa Dudeney, quun système de coformation sest mis en place, dans lequel lapprenant partage la responsabilité de sa formation dans un contexte situationnel.
Tutorlangues utilise des situations réelles, par exemple la commande de marchandises. Cette situation est problématisée, à savoir les questions qui peuvent être posées dans un tel cas sont envisagées et travaillées. La visiophonie est utilisée pour contourner les difficultés de compréhension en faisant appel au langage non-verbal ou en utilisant des croquis.
En tant que responsable de formations linguistiques à lEcole de Direction du Transport Routier du Groupe AFT-IFTIM, Matthew Loder a créé un centre de ressources spécialement conçu les métiers des transports. Lapprentissage des langues dans les secteurs industriels est rendu difficile par labsence de supports. Il faut donc en créer à partir de documentation authentique, darticles tirés de la presse spécialisée, de publicités, ou de cartes géographiques.
Les nouveaux réseaux peuvent être mis à contribution pour lapprentissage des langues. Ainsi, Matthew Loder fait valoir le vaste choix de documents exploitables sur Internet pour lenseignement des langues. Un entraînement en situation quasi réelle peut être recréé, à partir doffres de contrat pour un transport par exemple. Le défi, pour lenseignant, est de lier la pédagogie à la situation, en faisant par exemple une démonstration de lemploi des temps grammaticaux à partir de documents réels.
Des outils audio peuvent être également construits à partir dentretiens enregistrés sur des aires dautoroutes avec des conducteurs étrangers : le champ dinitiative dans ce domaine est large pour qui cherche...
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