Atelier de 10h30 à 13h

La formation à la vente

La société Castorama devait présenter différents cédérom de formation à la vente, mais

cet atelier a dû être annulé en raison de problèmes techniques rencontrés lors de l’installation, et reporté au 12 mai 1998.

 


Rencontre-débat de 16h00 à 18h00

Les métiers de la vente

Intervenants : Pascale Le Corre, Ministère du Commerce Intérieur

Stéphanie Lagalle, Fédération du Commerce et de la Distribution

Vincent Vérac, CFA Stéphenson

Animatrice : Sally O’Farrell, vice-présidente du fffod (forum français pour la formation ouverte et à distance)

Caroline Durand

Pascale Le Corre présente les spécificités des PME du commerce au sein de l’environnement de la distribution. Les PME ont toujours eu des difficultés pour envoyer leurs salariés en formation, car les absences du personnel perturbent la production. Il y a une disparité de taille et de gestion de ressources humaines entre les grandes et les petites structures. Les nouveaux produits de formation, d’abord la vidéo et ensuite les nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC), font que l’entreprise devient un lieu de formation. Cependant, une gestion du temps de formation s’impose car il y a obligation de réserver une plage horaire à l’apprentissage. La visioconférence permet de réduire les coûts, et notamment les coûts de déplacement.

Pascale Le Corre conclut que les NTIC sont une réponse pertinente aux exigences de la formation du personnel des PME du commerce mais qu’il y a besoin de réglementer l’utilisation de ces nouvelles technologies dans le cadre de l’ entreprise.

Stéphanie Lagalle décrit l’environnement des grandes entreprises de distribution. Celles-ci ont une forte population d’employés à la vente ; l’encadrement représente 10% des effectifs. Les formations doivent être régulières car le commerce doit s’adapter sans cesse aux nouveaux produits et services proposés aux clients. Les périodes de formation doivent par contre être de courte durée car les vendeurs ne peuvent pas s’absenter de leur poste trop longuement. Une formation " sur le tas " est donc la bonne solution. Certains grands groupes, tels qu’AUCHAN, ont une vraie politique de formation dans laquelle les employés deviennent acteurs et forment les nouvelles recrues. Dans ces conditions, les formations ludiques sont très appréciées et trouvent facilement acquéreurs.

Chaque salarié est responsable de son propre parcours de formation. Les NTIC répondent à ces attentes car elles permettent de capitaliser les expériences positives, les savoirs et les savoirs-faire, sans réunir les salariés. L’individualisation en est une caractéristique forte et permet au formé de créer sa progression pédagogique à partir d’un parcours libéré des contraintes de temps et d’espace.

Le cédérom est un outil qui commence à être utilisé, bien qu’il soit encore difficile d’évaluer son impact.

En dépit de l’extensibilité de sa capacité d’enregistrement des données, la question se pose de déterminer si le cédérom est bien le support le mieux adapté : une fois enregistré, le contenu doit rester d’actualité, ce qui est loin d’être évident dans un monde qui bouge autant que la distribution.

Les visioconférences, quant à elles, sont utilisées pour les réunions, mais encore peu pour la formation.

 

Vincent Vérac du Centre de Formation des Apprentis Stéphenson, présente un cédérom créé pour former les vendeurs à la vente directe. Cet outil, né de la volonté de mettre des savoirs en libre-service, est d’une appréciable qualité d’ouverture : le VRP peut mettre un cédérom sur son portable et l’amener avec lui.

La formation des formateurs à l’utilisation des NTIC s’impose, dans une démarche empirique et pragmatique, car les NTIC sont des outils de choix pour aider à mieux apprendre mais ne peuvent se substituer au formateur.

La création d’un cédérom nécessite un investissement certain qui implique de prendre en compte non seulement les coûts de création et de production mais aussi les droits de reproduction. L’insertion de séquences vidéo est très onéreuse.

En conclusion, Caroline Durand constate la nécessité de travailler au sein d’un dispositif de formation afin de bien déterminer les besoins des utilisateurs et les objectifs des acquéreurs, car il ne faut en aucun cas confondre l’outil (càd la forme) avec le contenu...

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