Atelier de 10h30 à 13h00

Le système bancaire : se former dans les agences

Animateur : Pierre FABRE, du CFPB (Centre de Formation des Professions Bancaires)

Présentation de la Banque de Ressources Pédagogiques (BRP), lancée en octobre 1996.

Le Centre de Formation de la Profession Bancaire (CFPB) a cherché à mettre à profit les ressources des nouvelles technologies pour faciliter la formation de ses employés : plus économique, plus personnalisée et plus réactive, celle-ci est de surcroît mieux adaptée à la pratique des métiers de la banque. En effet, le temps disponible pour la formation se faisant rare dans ce milieu professionnel, le projet BRP vise à rapprocher la formation du poste de travail, et à éviter ainsi la rupture entre l’activité professionnelle quotidienne et le renforcement continu des compétences.

Lors cet atelier, les participants ont pu utiliser la Banque de Ressources Pédagogiques (BRP), un service de formation en ligne qui est accessible via Internet. La BRP est une sorte de banque à distance qui n’a pas de localisation géographique et dont l’accès se fait depuis un micro-ordinateur relié par modem à un serveur central, les connections se faisant ensuite via le réseau Internet.

Cette banque de ressources combine des séquences modulables de formation, d’assistance et des fonctions interactives telles que l’espace-test, le forum, la messagerie et les news.

Elle s’adresse aux collaborateurs des banques pour l’instant pour atteindre uniquement un niveau commercial de point de vente : les quatre catégories visées parmi les collaborateurs sont donc les nouveaux recrutés, les commerciaux de point de vente cherchant à se perfectionner, les agents en cours de mobilité professionnelle, et les agents en cours de formation diplômante BP.

Selon le choix fait par chaque banque, les apprenants utilisent la BRP soit exclusivement, à l’exclusion d’autres outils, soit en appui d’autres formules comme les stages ou les cycles d’apprentissage. En tous cas, la formation est personnalisée en fonction des besoins de chacun, lesquels ont pu être identifiés grâce à des tests préalables. Elle dure en moyenne 10 à 15 heures réparties sur trois semaines. Les services pédagogiques portent sur quelques 25 thèmes de formation, parmi lesquels l’apprenant sélectionne ceux qui correspondent à ses attentes. A l’intérieur de chaque thème, l’apprentissage est découpé en cinq séquences : des fiches d’information synthétiques, des QCM, des entraînements à la résolution collective de situations et problèmes professionnels au cours de forums mettant en relation tous ceux qui font le même parcours, mais aussi périodiquement des conférences professionnelles électroniques sur des sujets précis, et enfin une messagerie qui permet aussi d’obtenir une assistance pédagogique personnalisée au sein de la banque.

La BRP n’est pas un libre service pédagogique. Seules les établissements préalablement habilitées peuvent s’y connecter et chaque passage du collaborateur est mémorisé.

Une version de démonstration de la BRP peut être consultée sur le site internet du CFPB à l’adresse http://www.cfpb.fr

 


Rencontre-débat de 14h00 à 17h30

La société cognitive, les compétences et leur accréditation : un projet européen

Intervenant : Jean-Louis Reiffers, Doyen honoraire de la faculté des Sciences Economiques d’Aix-Marseille, Président du groupe de réflexion de l’Union Européenne sur l’Education et l’Information.

Alain Elkoubi, Directeur de la formation à la BRED - Banque Populaire

Jacky Perez, Responsable de formation à la Lyonnaise de Banque

Jean-Marc Uttaro, Directeur de la formation à la Banque Populaire Côte d’Azur

Animateur : Pierre Zapalski, Rédacteur en chef, " La Vie des Agences "

et en visioconférence du Luxembourg : Jacques Grosjean, Directeur de l’IFBL (Institut de Formation Bancaire, Luxembourg), Président de EBT Network (European Bank Training Network

Avec la mobilité européenne, les modules de formation sont appelés à être de plus en plus comparables, voir uniformisés, ce qui implique que chaque Etat-Nation revienne sur le contenu des enseignements et les méthodes pédagogiques. Finalement on est convié à réfléchir de nouveau sur des questions du type : que veut-on qu’un jeune Européen sache ?

Il faut réévaluer le niveau de formation globale à la hausse, en sachant faire la part entre les savoirs de base, les savoirs techniques et les données professionnelles. On pourrait imaginer mettre au point une grille de savoirs fondamentaux par catégories d’âge, sous forme de quizz noté pour les jeunes gens, par exemple.

Motivé, le Conseil Européen a déjà réuni divers organismes comme le CFPB et Renault pour mettre au point, entre autre, un test informatique visant à établir une carte personnelle de compétence dans les prochaines années.

M. Grosjean, en visioconférence depuis le Luxembourg, parle de révolution culturelle en marche. Le besoin de formation croît de façon exponentielle. Internet, s’il nie la dynamique de groupe au profit de l’individu, permet un apprentissage de proximité qui pourrait très bien être de niveau technologique élevé.

La capacité d’un programme de formation à motiver son public est décisive dans ce contexte de remise en question des systèmes d’instruction régionaux. Elle passe, selon M. Elkoubi, par une reconnaissance du système, une capacité à répondre instantanément aux questions de l’apprenant, et par une formule adaptable à un système fortement hiérarchisé et opérationnel très rapidement. Des conditions qui sont assez bien remplies par la BRP (banque de ressources pédagogiques) somme toute, souligne-t’il.

Nouveaux réseaux / nouvelles organisations : les besoins de formation ?

Pour M. Perez, c’est intéressant au niveau de l’approche des informations. Réduire les formations-sessions, et limiter le temps de formation est un atout décisif à une époque où les personnes ayant entamé une formation complémentaire manquent de disponibilité.

Et en plus les technologies modernes employées développent la communication au sein de l’entreprise.

Le problème, souligne M. Grosjean, c’est que la tendance globale est à la baisse des budgets réservés à la formation, surtout dans les PME très touchées par la crise et la mondialisation. D’autant que la formation coûte cher, ne serait-ce parce que les employés en autoformation doivent quitter leur poste de travail. Mais a-t’on le choix ? Les NTIC (nouvelles techniques de l’information et de la communication) sont clairement le moyen de formation le mieux adapté, surtout dans un contexte d’intégration européenne et mondiale. Elles permettent d’individualiser la formation de chacun, et d’affiner ses connaissances.

Mais est-ce que ce n’est pas " tuer des mouches avec des chars d’assaut " finalement ?

Les instituts français de formation se mettent à investir massivement dans des didacticiels éducatifs, auxquels on reproche encore fréquemment de ne pas avoir d’objectifs clairs et d’être déconnectés du reste.

Sont visés les jeunes entrant en bac professionnel (formation jeune) ainsi que la formation continue ; le service bancaire, par exemple, fait beaucoup à ce niveau, se spécialisant dans la formation verticale calquée sur le fonctionnement de l’entreprise.

En conclusion, M. Fabre insiste sur la nécessité de pousser chacun à aller jusqu’au bout de sa formation, et d’y gagner en accréditation.

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