Atelier de 10h30 à 13h00

Les formations à distance en milieu agricole

Animateurs : Charles Burriel, CNERTA (Centre National d’Etudes et de Ressources en Technologies Avancées)

Bruno Chevalier, Fatna Ghorzi ENESAD, (Ecole Nationale d’Enseignement Supérieur Agricole de Dijon)

Françoise Ménard

Serge Monnet

Lucie Pasquier

Cette démonstration d’outils de formation professionnelle, utilisés au cours de session d’enseignement agricole, montre les stimulantes innovations apportées par les nouvelles technologies. Les apprenants peuvent suivre à tout moment l’évolution d’une activité agricole à travers les saisons, ou encore visionner les environnements physiques divers auxquels un produit peut s’adapter.

Ce jour-là ont été présentés :

- Blé 2000, logiciel d’auto-formation sur la conduite de la culture du blé.

Avec cet outil, les participants de l’atelier ont été mis en situation de prendre des décisions techniques et économiques, chacune étant analysée et commentée.

- Largile et Lamotte. Maîtrise de la fertilité du sol.

Ce logiciel d’expertise agricole initie les participants aux complexités du diagnostic. Après constitution d’un dossier (test, étude et analyse), ils ont proposé une solution jugée adaptée au problème concret qu’on leur avait soumis. Un bilan comparatif entre la solution proposée et une solution-type a permis à l’apprenant en auto-formation d’analyser l’ensemble de ses actions et de ses décisions.

- Tomates en stock

Ce logiciel propose de simuler la conduite de la culture de la tomate sous serre. Il est destiné à un public désireux d’acquérir les notions techniques nécessaire à la maîtrise de cette culture (exploitants agricoles, étudiants...).

- La Qualité de l’eau

A partir d’un livre et d’un cédérom, les participants ont pu se former à la biologie des cours d’eau, approfondir leurs connaissances sur la pollution et s’enquérir des méthodes d’évaluation de la qualité de l’eau.

 


Rencontre-débat de 16h00 à 18h00

Les formations à distance en milieu agricole

Intervenants : Bruno Lebatteux, Directeur du Centre National de Promotion Rurale

Charles Burriel, CNERTA(Centre National d’Etudes et de Ressources en Technologies Avancées)

Bruno Chevalier, Concepteur, " Explorer la Terre "

Animatrice : Sally O’Farrell

et par visioconférence du Portugal José-Joachim Lupi, de Linha Verde

La loi française de 1971 sur la formation professionnelle comptait parmi ses préoccupations essentielles la volonté de susciter une promotion sociale conséquente dans le milieu agricole en y favorisant la formation. Elle fête cette année ses 150 ans, avec un bilan positif. En effet, aujourd’hui, environ 170.000 élèves et 20.000 apprentis en bénéficient.

En outre, 8000 personnes suivent un enseignement à distance en milieu agricole. Bien qu’autonome, chacun est suivi dans le cadre d’un tutorat et a accès à un centre de ressources, grâce à des technologies de réseau qui introduisent une notion de proximité. Des regroupements d’une semaine ont également lieu trois fois par an.

Au Portugal cependant - nous informe en direct par visioconférence José-Joachim Lupi -, l’enseignement à distance n’existe pas encore en milieu agricole. La formation professionnelle agricole s’appuie sur des méthodes traditionnelles et n’est considérée que comme une formation de la seconde chance.

Si les formations traditionnelles restent fortement ancrées dans la culture portugaise, la formation professionnelle subit actuellement une transformation profonde sous l’impulsion des nouvelles directives de la Commission Européenne. Dans ces conditions, l’enseignement à distance aurait davantage l’opportunité de se développer, s’il sait faire la preuve d’un service de grande qualité et de véritable rentabilité, si le système réussit à former des professeurs compétents et, enfin, mais ce souci n’est pas des moindres, si le public à former intègre la richesse de ces nouvelles technologies et leur intérêt dans un cadre de travail renouvelé.

La coopération internationale a mobilisé les principaux acteurs autour de compétences partagées. Dans les années 80, un partenariat entre Linha Verde et le CNERTA a permis le développement de cours en commun, et les formateurs portugais ont ainsi pu découvrir de nouvelles ressources pédagogiques et être introduit dans de nouveaux cursus. Certains problèmes de communication interculturelle se sont manifestés, par exemple au cours de visioconférences plurilinguistiques. Des travaux expérimentaux restent en effet à accomplir afin de surmonter l’appréhension liée à l’utilisation de nouveaux outils, et pour franchir les barrières linguistiques et culturelles...

Le CNERTA explore divers usages de nouvelles technologies, tels que Internet et l’utilisation des réseaux, dans le but de mettre à la disposition des plus motivés un maximum de ressources pédagogiques. A titre d’exemple de nouvel outil, Bruno Chevalier montre un cédérom de cartographie " Explorer la Terre ", qui apprend à lire les images-satellite à des apprenants concernés par la climatologie, la pollution ou l’évolution de la végétation.

En conclusion, tous les participants se sont entendus sur l’intérêt d’un rapprochement entre les deux organismes pour l’enseignement en milieu agricole ; des problèmes communs existent, mais la dimension culturelle montre des différences finalement enrichissantes : tandis que les Français introduisent des dispositifs pour répondre aux contraintes d’un public éloigné, les Portugais eux doivent susciter la demande du public en amont de la mise en place du dispositif de formation...

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