Atelier de 10 h 30 à 13 h 00

La préparation aux concours administratifs

Lors de cet atelier, 3 CD-Rom étaient à la disposition du public en " libre-service " : l’Atlas de l’Europe, le Dictionnaire de Géopolitique et celui des Techniques de la Statistique. Ces différents outils pédagogiques et interactifs offrent la possibilité d’approfondir sa culture générale, car ils portent sur des thèmes actuels, entre autre les bouleversements vécus en Europe depuis quelques années, leurs conséquences sur le géographie des pays mais aussi sur la politique internationale.

Ils semblent un choix tout à fait pertinent pour se préparer aux concours administratifs ; tout particulièrement le CD-Rom Les Techniques de la Statistique qui est développé de manière très pédagogique et permet d’enrichir ses connaissances dans ce domaine sans être rébarbatif comme certains cours traditionnels.

L’Atlas de l’Europe n’a pas fait l’unanimité quant à l’ergonomie : les accès ne sont pas toujours très clairs, quant à l’efficacité de la carte géographique de divers pays proposés et de l’emplacement de certaines villes à choisir dans une liste déroulante, celle-là reste encore à prouver ...

| retour programme |


Rencontre-débat de 16 h 00 à 18 h 00

La validation des compétences

Intervenants : M. Pascal GOSTEAU - Chambre de Commerce et d’Industrie de Valenciennes

Mme TRACHET - Délégation Académique à la Formation Continue - DAFCO

Animatrice : Mme Sally O’FARRELL - Vice-Présidente du FFFOD

 

Intervention de M. Pascal Gosteau

La validation des compétences est un thème auquel la Chambre de Commerce et d’Industrie de Valenciennes s’intéresse depuis 5 ans. La CCI de Valenciennes a découvert

un système fort développé en GB qui s’appelle les N.V.Q. - National Vocational Qualification - qui existent depuis 10 ans. Ce dispositif est national en Grande Bretagne où il couvre une bonne part de toutes les activités économiques, il s’est beaucoup développé et est utilisé à présent dans une soixantaine de pays.

La validation des compétences est un dispositif mis en place dans le cadre du management des compétences au sein de l’entreprise et se différencie ainsi de la Validation des Acquis Professionnels (VAP).

I. Comment peut-on acquérir des " compétences " ?

On peut définir 4 " territoires ", dont il est nécessaire de tenir compte pour faire valider ses compétences :

II. Quel en est l’intérêt ?

A) Pour l’individu :

B) Pour l’entreprise :

Mais en fait qu’est ce que les intervenants entendaient par " compétence " ?

C’est un acquis qui se construit dans l’action, par la mobilisation de connaissances, d’expériences et de soi. Il faut donc que cette " compétence " soit inscrite dans une situation de travail, càd dans un contexte technique et professionnel.

En résumé, c’est la somme des  :

C) Situation en Europe et dans le monde

Au niveau européen, on retrouve ces éléments dans le Livre Blanc Vers la société cognitive rédigé par le Commissaire de la DG XXII Mme Edith CRESSON, où est évoquée la mise en place d’une carte des compétences.

Il existe environ une vingtaine de projets financés par le projet LEONARDO et qui visent à mettre en place des outils automatisés fonctionnant sur PC ou via Internet, où l’individu pourra valider ses compétences. Il est prévu de mettre ce dispositif en place en France pour l’an 2000. Un des projets, le " Permis de Conduire Européen informatique " permet de valider ses compétences à l’utilisation d’un PC. Ce permis est composé de 7 modules dont un QCM sur les connaissances générales de l’informatique, un module sur l’utilisation d’un traitement de texte, d’un tableur, d’une base de données, l’utilisation d’Internet et de la messagerie électronique. Ce dispositif est fortement développé dans les pays scandinaves notamment la Finlande et la Suède. L’intérêt de ce dispositif est qu’on peut s’y livrer à partir de son domicile.

D’autres méthodes de validation en mathématiques, physique ou langues sont en cours de développement.

La limite : certaines compétences ne peuvent être validées à l’aide d’un système informatique comme par exemple la négociation, ou certaines compétences de  " comportement ".

En France, le sujet est d’actualité mais seulement depuis 1 an ½ ; Il y a 2 ans un rapport a été rédigé par M. De Virville qui préconisait la mise en place d’un dispositif national de validation des compétences. Cependant, il n’y aura sans doute pas un seul mais plusieurs dispositifs qui seront mis en place en France.

En Grande Bretagne, le système des N.V.Q. existe depuis 10 ans et s’est exporté vers des pays tels que le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande,... Il couvre là-bas 80% de l’activité économique, soit 11 secteurs allant de l’agriculture à la construction, la production, le commerce ...

Ont été définies des compétences - clé , à savoir des compétences de bases: par exemple la capacité à travailler en équipe, à communiquer avec les autres, à utiliser la bureautique, le calcul ou sa langue maternelle pour rédiger un rapport, une synthèse... Ce système est disponible à 5 niveaux qui ne sont pas comparables aux niveaux français puisqu’ils fonctionnent dans le sens contraire, le niveau 1 étant le plus faible jusqu’au niveau 5 (ils sont fixés par rapport au système économique et non pas éducatif). Ce système est libre de tout apprentissage càd qu’il ne tient pas compte de la manière dont les compétences ont pu être acquises ou développées. On valide des compétences sans nécessairement mettre en place une action de formation. Il n’y a pas non plus de limite dans le temps.

Comment se déroule la constitution du " porte feuille " de compétences ?

assesseur et candidat : le 1er aide le second à constituer son portefeuille à partir d’un référentiel de compétences ;

Comment peut-on prouver sa compétence ?

L’assesseur peut se livrer à des observations en situation de travail, par ex. vente ou négociation. Les témoignages de collègues, des documents réalisés, des enregistrements audio/vidéo ... sont autant de preuves recevables. L’intérêt du système est qu’il y a derrière une démarche " qualité ".

L’assesseur peut être une personne de l’entreprise, doit être un expert du domaine. Il bénéficie d’une formation lui permettant de pouvoir évaluer les capacités des autres employés dans l’entreprise. Et il doit avoir lui-même procédé au préalable à la même démarche càd la constitution d’un portefeuille de preuves comme " assesseur ".

Afin de garantir l’objectivité du dispositif, un contrôle " qualité " sur 2 niveaux a été mis en place :

En Grande-Bretagne, il existe déjà 3 organismes de validation dont le Royal Society of Arts spécialisé dans les validations des secteurs tertiaires (secrétariat/bureautique) ...

III Déroulement :

Le candidat contacte le centre de validation. On détermine le référentiel de compétences et éventuellement on identifie les besoins en formation (par rapport au référentiel). Les compétences présentes peuvent par contre être validées immédiatement.

Structure du NVQ : cette formation est divisée en unités de compétence dont chacune correspond à un regroupement d’activités.

Chaque unité est divisée en éléments de compétence (de 2 à 5 éléments par unité). Puis il y a les critères de performance, à savoir ce que l’on attend, en terme de performance, pour atteindre l’objectif visé par le référentiel. On tient également compte du contexte dans lequel se déroule la compétence (gamme de situations).

Les référentiels ont été élaborés conjointement par les entreprises et les formateurs ainsi que par les fédérations professionnelles. Ils sont revus régulièrement, tous les 3 ans au moins, et pour les métiers de l’informatique plus souvent encore (en général tous les deux ans) ; les référentiels sont enfin retravaillés avec les entreprises.

La Chambre de Commerce a expérimenté le dispositif et l’a adapté en gardant les procédures " qualité ".

Actuellement, en France, cinq grandes entreprises utilisent ce système, et une soixantaine de PME sur la France. L’objectif varie en fonction de l’entreprise, et l’interlocuteur se trouve être la plupart du temps le Directeur des ressources humaines travaillant avec les services concernés.

Domaines dans lesquels travaillent les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) :

Langue, service client, compétences - clé, informatique, bureautique, gestion, comptabilité, management, hôtellerie, réception, restauration, maintenance, tutorat en entreprise...

Une trentaine de CCI en France développent le dispositif. M. Gosteau est l’expert technique sur les autres domaines de validation qui se mettent en place.

Le système développé par les CCI ne s’adresse pour l’instant qu’aux entreprises et salariés de ces entreprises. Or, pour les demandeurs d’emplois, la validation des compétences est un élément primordiale ...

Pour l’instant, on dispose du système de validation des acquis professionnels. Ce système est souvent critiqué pour sa " rigidité " : il s’appuie essentiellement sur les diplômes et suppose cinq ans de pratique dans le métier concerné, si bien que les demandeurs d’emploi obtiennent souvent avec difficulté la validation de leurs acquis professionnels.

Les certificats de Qualification professionnelle (CQP)

Mis en place par des branches professionnelles, les CQP entendent valider les compétences repérées par la branche concernée.

Lourdeur des systèmes à mettre en place :

Certaines entreprises ont déjà élaboré des référentiels mais sans réussir à les appliquer tant ils s’avèrent peu fonctionnels et très lourds à gérer.

Comment mettre en place un système qui fonctionnerait de façon homogène au niveau " national " en évitant tout un lourd appareil de procédures.

Le système des NVQ sera difficilement transposable en France parce qu’il nécessiterait au préalable de définir l’ensemble des référentiels pour chaque métier. On cherche actuellement à alléger le dispositif, surtout au niveau administratif. Par contre, si on souhaite mettre en place en France un système de qualité, il est nécessaire de lui donner des garanties capables d’assurer l’objectivité dans la validation des compétences.

 

Intervention de Mme Trachet

La validation des acquis professionnels - VAP

La loi du 20 juillet 1992 reconnaît que " l’activité de travail produit des compétences et des connaissances au même titre que la formation " et offre ainsi la possibilité à toute personne ayant au moins 5 ans d’expérience professionnelle d’obtenir un diplôme mais en étant dispensé d’une partie des épreuves.

La validation des acquis professionnels a été jugée nécessaire. Elle permet d’une part aux personnes n’ayant pu bénéficier de validations officielles au cours de leur formation initiale, de se voir reconnaître leurs compétences actuelles quel qu’en soit le mode d’acquisition, améliorant ainsi leur employabilité. Et d’autre part l’entreprise aura la possibilité de mieux connaître et reconnaître les compétences de ses ressources humaines. Cette validation s’inscrit donc dans le processus de valorisation des individus et de la formation tout au long de la vie.

La validation des acquis professionnels est un dispositif proposé par l’Education Nationale. Elle part de l’expérience professionnelle et vise à la faire reconnaître par un diplôme, c’est un moyen de valoriser l’expérience professionnelle d’un individu et de lui permettre d’aller plus loin dans sa carrière.

Les diplômes qui peuvent donner lieu à validation sont :

La procédure est relativement simple : le candidat assiste à une réunion d’information d’environ deux heures, il peut se faire conseiller par rapport aux dispenses d’épreuves qu’il souhaite demander en fonction du diplôme visé. Un dossier est ensuite constitué où sont retracés les parcours professionnels et activités. Après un entretien, le processus de validation est en cours. En principe, il faut compter avec un délais de 6 mois maximum pour obtenir la décision du jury qui détermine la ou les épreuves dont le candidat est dispensé. Après quoi il peut s’inscrire aux examens des autres épreuves.

La validation des acquis professionnels se fait du niveau CAP à BTS (du niveau 5 au niveau 3). Depuis janvier 1998 sont intégrés les salariés qui souhaitent valider leurs acquis à des niveaux supérieurs (notamment au niveau Diplômes universitaires).

On valide tous les diplômes dans les secteurs professionnels et technologiques , ce qui équivaut à 650 diplômes dans le secondaire.

La validation dispense de certaines épreuves mais en aucun cas de l’épreuve finale de l’examen d’obtention du diplôme visé.

Bilan des validations effectuées depuis 1992

Une enquête nationale sera publiée courant 1998, selon laquelle 3500 personnes ont obtenues des dispenses, dont la plupart sont niveau BTS.

Les secteurs et métiers dans lesquels ont essentiellement lieu les validations, sont le secteur tertiaire comme l’hôtellerie et les métiers avec CAP (comme par ex. Agent vérificateur d’extincteurs d’incendie ...).

Si ce dispositif paraît intéressant, il n’en est pas moins restrictif car les demandeurs d’emploi, pour lesquels le fait de pouvoir obtenir un diplôme a une autre importance que pour un salarié en exercice, n’ont pas toujours 5 années d’activité professionnelle à leur actif.

La procédure de validation des acquis professionnels au sein de l’entreprise peut susciter une réticence de la part des salariés : ils craignent par exemple que l’entreprise les encourage à se positionner sur le marché extérieur dans le but caché de lancer un plan social qui remettrait leur place en jeu.

On peut se renseigner auprès du Dispositif Académique (DAFCO) pour la validation des acquis professionnels aussi bien pour obtenir la liste des diplômes par validation des acquis professionnels, que pour être sûr de " viser " le bon diplôme : chacun peut faire la demande d’un accompagnement, on peut y rencontrer un enseignant du domaine général ou un binôme de conseillers-professeur / conseiller-psychologue, utiles pour aider à repérer en fonction des compétences de chacun le secteur et le diplôme adéquat. Il y a également à disposition l’ensemble des référentiels de métiers et autres référentiels de ressources...

| retour programme |