Atelier de 10h30 à 13h00
Orientation et évolution des emplois
Animatrice : Danièle MOUTHUY, de Alizes Consultant.
Présentation du cédérom CARRIERES, outil interactif adapté aux jeunes de 16 à 25 ans afin dévaluer leur profil professionnel et de mûrir un choix dorientation ou délargir ses connaissances des métiers.
Un test dorientation, validé par des psychologues, permet de dresser un profil professionnel en une vingtaine de minutes. Une synthèse est ensuite délivrée, qui propose parmi trente secteurs professionnels ceux qui correspondent le mieux au candidat. A partir de cette synthèse indicative ou au fil de ses propres curiosités, lapprenant peut également consulter une banque de données de 150 métiers classés par secteurs dactivité.
En complément, des jeux stimulent et ravivent la connaissance des métiers que le jeune a accumulé. Enfin, grâce à la vidéo, il peut découvrir des témoignages de jeunes en formation, ou dadultes qui parlent de lévolution de leur parcours professionnel ...
Rencontre-débat de 16h00 à 18h00
La promotion sociale, la seconde chance ?
Intervenants : Hubert Bouchet, Secrétaire général de lUCI-FO
François Mahieux, Directeur général de lUnion Nationale des Associations Familiales (UNAF)
Jean-Louis Schaff, Chargé de mission auprès des Maisons Familiales Rurales (MFR).
Mme Danièle Mouthuy, Directrice dun centre de bilan de compétences chez Alizés Consultants
Animatrice : Sally OFarrell, Vice-présidente du fffod, forum français pour la formation ouverte et à distance)
Le concept de promotion sociale évoque une amélioration de la vie par lémancipation, ce qui passe par laccès à un autre niveau de connaissance. Lélévation sociale par la formation, cest comme le passage à un état de stabilité grâce à une deuxième chance de reprendre des études au cours de son parcours professionnel...
De façon plus pragmatique, dans le contexte social et économique actuel rempli dincertitude, il est vital pour lentreprise comme pour les individus dentretenir et dactualiser leurs compétences, lune pour préserver sa compétitivité et les autres pour sassurer de leur " employabilité ". Cela crée les conditions dune demande de formation accrue.
Mais qui sen préoccupe aujourdhui ?
Le divorce entre lintérêt de lentreprise et celui de ses salariés est de plus en plus perceptible sur ce sujet. LEtat lui même se désengage de plus en plus, faute de moyens, pour couvrir à la fois lensemble des besoins déducation des jeunes et de ceux de formation des adultes.
Il faut pourtant bien trouver le moyen de relever le défi et de mettre en pratique le concept de formation tout au long de la vie, car ce qui est en jeu, cest la formation des citoyens du monde de demain. Cela passe déjà pour tout un chacun par un stade de définition de ses objectifs, de son rythme et de ses méthodes. Se pose alors le problème de satisfaire les besoins individuels et den assurer le financement.
M. Jean-Louis SCHAFF présente les Maisons Familiales Rurales (MFR) et les activités quil a occupées au sein du CNED au niveau en particulier de la communication. Le CNED reçoit 1 500 000 appels par an pour des demandes de formation alors quil inscrit 360 000 élèves (ce qui démontre le désir de formation qui existe en France).
Les demandes sont très variées et expriment des besoins très divers. Bien sûr le besoin de mieux participer au processus de production ou de rechercher un travail se ressent, mais il y a une multitude dautres besoins plus personnels qui sexpriment (comme par exemple linitiation à la philosophie) ; en général ces formations sont comprises comme aidant à comprendre ou aidant à vivre.
Sollicitent par exemple ce type denseignement les parents dépassés par les nouvelles technologies et en particulier linformatique.
Au niveau des cadres, des besoins sexpriment aussi au niveau des " outils " quils nont pas appris dans le cadre de leur formation comme par exemple " la gestion de projet ".
Danièle MOUTHUY précise son activité et en particulier ce quest un bilan de compétence. La population est essentiellement composée de cadres qui ressentent la nécessité de faire le point sur leur vie professionnelle. Ils expriment le besoin de rebondir et quelquefois de changer complètement de métier en se reconvertissant.
Suit une présentation dun CD-ROM sur le bilan de compétence avec un certain nombre de témoignages. Un autre témoignage provient dune intervenante qui explique son itinéraire et la façon dont elle a conduit son changement de métier.
Laccent est mis sur la nécessité davoir au départ une bonne formation initiale.
Mme Danièle MOUTHUY parle ensuite du dispositif du FONGECIF qui permet aux salariés de mener à bien en un an une formation diplômante (de 1200 heures avec prise en charge du salaire durant la période). 15 000 personnes utilisent ce dispositif, ce qui est peu. Le manque dinformation est réel et la responsabilité revient pour lessentiel aux entreprises qui ne comprennent pas toujours lintérêt du dispositif. Mme Danièle MOUTHUY insiste sur la nécessité pour les salariés de se prendre en charge eux-mêmes et de ne pas se laisser submerger par la morosité ambiante car les moyens de reconversion ne manquent pas.
Intervention dune personne autodidacte qui insiste sur la nécessité de retrouver les valeurs profondes de lindividu et en particulier la nécessité dapprendre à communiquer.
M. Jean-Louis SCHAFF intervient sur le conflit souvent ressenti entre la nécessité de se former pour soi-même et celle de se former pour lentreprise.
M. Hubert BOUCHET considère que nous sommes en France dans une impasse en matière de promotion sociale. La mutation accélérée du pays, dune société paysanne à une société industrielle, sest faite très rapidement et avait induite une promotion sociale inespérée. Mais du temps à passer et on peut constater que les mutations actuelles de la société du travail, toutes sensationnelles quelles soient, nont pas ce genre deffets sur les niveaux de vie de la population. Lindividu est au cur de la promotion sociale.
Avec la crise, lesprit a changé et la promotion sociale a été détournée de son objectif pour devenir une des solutions à la résorption du chômage. M. Hubert BOUCHET prend lexemple de certains agriculteurs analphabètes rapidement élevés au statut de travailleurs intellectuels depuis que lagriculture exige maintenant de grandes compétences. Nous sommes en train dentrer dans un monde dont toutes les frontières vont être bouleversées comme jamais elles ne le furent. Nous allons être des manipulateurs de données. Le combat de lavenir sera le combat de la restauration des individus car chacun sera amené à changer plusieurs fois de métier.
Plus lindividu sera libre, mieux le système fonctionnera. Il est donc urgent de restaurer la liberté individuelle pour que chacun se sente à laise dans son parcours.
M. Hubert BOUCHET fait une proposition révolutionnaire : créer un nouveau métier indépendant qui pourrait sappeler Docteur en intelligence, Architecte du savoir, qui fonctionnerait comme un médecin de famille et qui aiderait les individus dans leur parcours individuel. Le chèque formation proposé par Michel ROCARD pourrait être une solution à ce besoin de se former tout au long de sa vie et de permettre une certaine liberté.
M. Jean-Louis SCHAFF intervient sur la loi de 1971 en matière de FC. Il y a aujourdhui un besoin de médiation et découte. Cest dans ce sens que la loi doit évoluer. Il est nécessaire de reconstruire une offre pour répondre à une nouvelle demande qui nest pas satisfaite par les structures actuelles.
Mme Danièle MOUTHUY évoquent le sentiment de beaucoup de salariés, qui ne comprennent pas toujours le sens de leur travail et qui se sentent manipulés.
M. Hubert BOUCHET conclue sur la nécessité de retrouver des espaces de vie et de liberté : il faut remettre chacun sur le chemin de son plaisir et cette révolution doit se mettre en marche rapidement...
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