Atelier de 10h30 à 13h00

Faire évoluer son projet professionnel

Animateur : Christian Boeldieu

Christian Boeldieu présente un exemple de nouvelle technologie au service de l’orientation professionnelle : " Le métier qui me plaît " (pour PC)

Ce logiciel interactif donne accès à des informations déterminantes sur la formation professionnelle à l’intention de toute personne souhaitant s’orienter, et ce sous la forme de jeux-tests.

Un rapprochement avec l’ensemble des typologies des autres tests d’orientation professionnelle (échelle de Kuder et de Strong, facteur de Guilford, typologie de Holland) a permis d’élaborer une classification en six profils dominants : Sports et Nature, Arts et Lettres, Communication et Service Social, Sciences et Technologies, Administration et Gestion, Entreprise et Affaire.

Rapide d’utilisation convivial et stimulant, l’utilisateur souvent captivé s’approprie le programme sans aucune difficulté et mène son épreuve à terme en toute quiétude. L’air de rien, il amène le Jeune, anxieux de sa vie professionnelle à venir à assimiler l’ensemble des informations portant sur les métiers.

Cependant, il ne faut pas le considérer comme une fin en soi, il se présente en effet avant tout comme un bon support préalable à l’entretien d’orientation et a d’ailleurs été choisi en tant que tel par la Cité des Métiers. Il permet au Jeune, et à toute personne en situation d’orientation professionnelle, de formaliser sa recherche en exprimant ses goûts et ses centres d’intérêts, qu’il pourra ensuite développer avec l’aide d’un conseiller d’orientation...

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Rencontre-débat de 16h00 à 18h00

Reconversion : Les nouvelles technologies ont-elles un rôle à jouer ?

Intervenants par visioconférence de Mulhouse :

Jean-Marc Rudin, adjoint au DRH Etude-Emploi (MDPA)

Marc Alix, conseil en formation du GRETA en Haute-Alsace

Françoise Amiot, chargée de direction et responsable de formation de l’AFPA Mulhouse

Catherine Bachschmidt, responsable de l’Atelier de Pédagogique Personnalisée du GRETA

Richard Guth, consultant GIFOP en charge du projet SOFI (Système de Formation Individualisé - Le GIFOP est un organisme de formation dépendant de la CCI de Mulhouse)

Denise Kollros, chargé de l’accueil et de la formation au SOFI de Kingersheim

Jean-Marc Rudin, Etude-Emploi à la direction des ressources humaines de la communication - Mines de Potasse.

A Paris : Myriam Mouchon, intervenante à " Retravailler "

Animatrice : Sally O’FARRELL - Vice-présidente du FFFOD

Une grande entreprise du secteur minier d’Alsace et un organisme de formation en Ile de France présentent leur démarche dans un contexte de reconversion de masse salariale.

Le débat a été introduit par un rapide historique sur les Mines de Potasse d’Alsace (MDPA) et la nécessaire reconversion de ses mineurs qui aboutit au projet SOFI du programme ADAPT

Les MDPA forment la branche " Mines " de l’Entreprise Minière et Chimique (EMC), un établissement public à caractère industriel et commercial. Aujourd’hui, 2000 personnes travaillent aux MDPA. La disparition de l’exploitation minière d’ici à 2004 a conduit l’entreprise à signer en mai 1997 avec les organisations syndicales un accord sur un plan social au terme duquel quelques 800 personnes devront se reconvertir dans une nouvelle activité.

Dès 1992, l’entreprise a entrepris des actions de formation et des mesures d’accompagnement afin de préparer au mieux le personnel concerné. Cette expérience pilote a fait apparaître une catégorie d’employés à faible ou inexistant niveau de formation. Le programme européen " Force " a voulu les identifier pour anticiper d’éventuels blocages vis-à-vis des formations à entreprendre. Le bilan de cet essai pilote a été plutôt positif puisque sur les 250 personnes intéressées, 10% ont réussi leur reconversion.

Le programme européen " Léonardo ", qui a pris la suite de " Force ", en a tiré une méthode efficace et adaptable à d’autres publics. La réflexion a été élargie à tout le bassin minier. Le projet " Adapt " s’engage dans un système de formation individualisée (SOFI) qui accompagne l’API en faveur de projets individuels. Près de 200 personnes ont déjà quitté l’entreprise grâce aux API, le taux d’échec a été très faible. La voix tracée semble être la bonne.

La grande angoisse vient essentiellement des mineurs assez âgés, mais selon un des participants, l’expérience a prouvé que l’âge ne posait pas particulièrement problème dans la reconversion tant qu’il ne créait déjà pas un blocage chez l’intéressé. Le débat est ici houleux et controversé.

L’AFPA (qui participait au programme SOFI avec GRETA et GIFOP) se charge principalement de la formation professionnelle. Elle a pu aider la reconversion de mineurs en conducteur d’engins sur les chantiers par exemple. Il faut agir avec méthode à savoir se donner un projet professionnel et savoir le consolider, avec l’assistance d’un accompagnateur qui saura établir quels sont les métiers en évolution ou en régression. Les projets de création de sa propre entreprise ne sont pas à rejeter, au contraire, ils sont valorisés et encouragés. 5à entreprises ont ainsi été créées depuis 1996, et de type très varié : restauration, toilettage pour chiens, restauration de voitures anciennes...

On note aussi que beaucoup de mineurs se tournent vers les bureaux de tabac au moment même où le prix des cigarettes augmente pour diminuer la consommation nationale !

Le temps de reconversion varie en fonction de différents paramètres : la proximité des tâches du métier visé avec celles de l’ancien poste (ex. : agent d’entretien), le niveau de formation, les compétences, les capacités d’adaptation... Pour former un conducteur d’engins des Travaux Publics, il faut en général 6 à 7 mois, tandis que pour un conducteur d’industrie chimique, il faut au moins 9 mois de formation.

Le programme SOFI, démarré en 1997, a réussi à prendre toutes sortes de contacts avec les entreprises, en respectant les propositions et projets des demandeurs d’emploi en reconversion.

Au niveau de l’entreprise minière qui extrait la potasse, cinq missions ont été définies : assurer l’avenir du personnel, poursuivre l’exploitation en restituant le patrimoine en bon état, restaurer l’environnement et participer à la réindustrialisation du Bassin potassique à l’écoute des nouvelles entreprises qui voudraient s’y installer

Retravailler Ile de France est un organisme de formation spécialisé dans l’accompagnement de la mobilité professionnelle. : bilan, orientation, reclassement, acquisition de connaissances générales à visée professionnelle pour un public de demandeurs d’emploi et salariés. " Retravailler " offre des Ateliers de Formation Individualisée de remise à niveau en développant des outils d’apprentissage adaptés aux besoins des apprenants et tenant compte des évolutions technologiques. L’organisme a bien voulu nous exposer les démarches personnelles à entreprendre en vue d’une reconversion, et les outils informatiques d’aide à l’élaboration d’un nouveau projet professionnel, leurs utilisations et leurs limites. Quel est finalement le rôle et les limites des nouvelles technologies dans l’acquisition des nouvelles compétences ? Faut-il une médiation, un accompagnement, pour les personnes engagées dans un processus de reconversion ?

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